On me donne un voilier pourtant en vente à 12 000 €...
Jérôme n'imaginait pas avoir autant de travail en se lançant dans cette rénovation
En juillet 2020, Jérôme se retrouve propriétaire d'un Mangareva 38. Ce monocoque de 12 m dessiné par Caroff a été construit par le Chantier Naval Limay à Marseille en 1978. C'est une solide construction en polyester.
Le Mangareva 38 tel que Jérôme le découvre au sec à Port-Camargue en 2020
Jérôme visite le voilier qui est affiché à la vente à 12 000 € avec la possibilité de conserver la place de port à Port-Camargue. Mais cela n'intéresse pas Jérôme qui cherche un voilier pour partir vivre à bord. Si l'intérieur du bateau semble propre, la coque en revanche n'est pas attirante. En effet, pour faire face à de l'osmose elle a été rabotée et sèche depuis 3 ans au sec. Devant l'ampleur du travail Jérôme déclare ne pas être intéressé pour acheter le voilier. C'est finalement son propriétaire qui revient vers lui quelques jours plus tard et propose de lui donner le bateau contre 1 € symbolique. Jérôme refuse et fait une proposition à 2 € : "Comme ça j'ai acheté un voilier à 2 balles" dit-il dans un éclat de rire.
Premières couches d'enduit sur les œuvres vives
Un travail de forçat
Suite à l'achat, cet autodidacte se met au travail. Il va lui falloir toute l'année en vivant à bord pour remettre cette vieille dame à flot. Ne comptant pas ses heures ni ses disques de ponçage, il va entièrement reprendre la carène en la redoublant d'un tissu de verre après l'avoir reprise à l'enduit époxy.
Prêt à recevoir l'antifouling
Le safran, cassé juste avant la sortie d'eau a aussi été entièrement reconstruit. Pour cela, le bricoleur récupère un arbre d'hélice en Inox qu'il va refaire usiner pour le transformer en une mèche solide. Pour toutes les réparations, Jérôme n'hésite pas sur quantité de matière. Pour son voilier il met en pratique l'adage "trop fort n'a jamais manqué".
Après la coque ce sera le pont qui sera entièrement décapé avant de recevoir une protection en peinture et un antidérapant. Le guindeau qui est prêt à s'arracher se voit aussi reconstruire un nouveau support.
Pour le confort, le marin a aussi favorisé un large parc batterie (800 A) qui lui permet même de faire tourner un lave-linge (à froid). Une plaque mixte (gaz et induction) est aussi installée. Le matelas de sa couchette (une immense cabine arrière) et taillé dans un matelas mousse du commerce avant de reprendre la toile de protection avec une couture à la main. Une solution qui ne lui coute que 200 € quand les spécialistes des matelas nautiques lui en demandaient plus de 1000…
Aujourd'hui le voilier est à l'eau. Prêt à prendre le large. Les voiles d'origines sont un peu fatigués, mais la caisse de bord ne suffit pas à les remplacer. Jérôme va donc gagner un mouillage dans le 06 et apprivoiser progressivement son bateau. En effet, il ne cache pas son manque d'expérience, lui qui n'a fait que quelques stages de voile. Mais il compte sur ce solide voilier de 12 tonnes pour être indulgent avec lui.
Quand on lui demande "Te relancerais-tu aujourd'hui dans une pareille aventure ?", il répond non sans hésiter : "J'ai sous-évalué les travaux, tant en temps qu'en argent. J'ai eu l'impression de vivre comme dans le film "Un jour sans fin", quand l'acteur se réveille tous les matins au même endroit, au même moment. Les journées de 7h non-stop à poncer en buvant du Red Bull ont été éprouvantes…"
Côté budget, pour ce bateau acheté à 2 €, Jérôme a finalement dépensé 30 000 € pour sa rénovation. Finalement ce ne sont pas les grosses dépenses qui plombent le budget, mais toutes les petites choses : les consommables, les outils, la peinture, la survie. Le plus gros poste concerne les 6000 € de résine époxy.
Désormais le projet de vie de Jérôme est de travailler à mi-temps. Six mois en hiver pour refaire la caisse de bord avec 6 mois de navigation l'été. Et pour rendre profitable cette navigation, il cherche à se rapprocher d'associations qui viennent en aide aux défavorisés. Jérôme aimerait leur proposer son voilier pour leur servir de transport. Avis aux associations qui ont des besoins, Jérôme cherche des contacts dans ce domaine.
Le safran a été reconstruit en intégralitéLe bateau après la mise à l'eau. Reste tout le pont à traiter
Après la coque ce sera le pont qui sera entièrement décapé avant de recevoir une protection en peinture et un antidérapant. Le guindeau qui est prêt à s'arracher se voit aussi reconstruire un nouveau support.
Décapage du pontLe pont après peinture et antidérapant
Finalement assez peu de travail à l'intérieur
Pour le confort, le marin a aussi favorisé un large parc batterie (800 A) qui lui permet même de faire tourner un lave-linge (à froid). Une plaque mixte (gaz et induction) est aussi installée. Le matelas de sa couchette (une immense cabine arrière) et taillé dans un matelas mousse du commerce avant de reprendre la toile de protection avec une couture à la main. Une solution qui ne lui coute que 200 € quand les spécialistes des matelas nautiques lui en demandaient plus de 1000…
Rénovation du tableau électriqueInstallation de 800A pour les servitudesLe réservoir d'eau sous la couchette de la cabine arrièreLe nouveau matelas "home made"La couchette du navigateur dans la coursive
Prêt à partir naviguer
Aujourd'hui le voilier est à l'eau. Prêt à prendre le large. Les voiles d'origines sont un peu fatigués, mais la caisse de bord ne suffit pas à les remplacer. Jérôme va donc gagner un mouillage dans le 06 et apprivoiser progressivement son bateau. En effet, il ne cache pas son manque d'expérience, lui qui n'a fait que quelques stages de voile. Mais il compte sur ce solide voilier de 12 tonnes pour être indulgent avec lui.
Peinture des fonds. Ici le puisard avant/après
Des travaux sous-évalués à l'origine
Quand on lui demande "Te relancerais-tu aujourd'hui dans une pareille aventure ?", il répond non sans hésiter : "J'ai sous-évalué les travaux, tant en temps qu'en argent. J'ai eu l'impression de vivre comme dans le film "Un jour sans fin", quand l'acteur se réveille tous les matins au même endroit, au même moment. Les journées de 7h non-stop à poncer en buvant du Red Bull ont été éprouvantes…"
Une machine à laver le linge
Côté budget, pour ce bateau acheté à 2 €, Jérôme a finalement dépensé 30 000 € pour sa rénovation. Finalement ce ne sont pas les grosses dépenses qui plombent le budget, mais toutes les petites choses : les consommables, les outils, la peinture, la survie. Le plus gros poste concerne les 6000 € de résine époxy.
Le pont arrière tout repeint
Se mettre à la disposition d'association humanitaire
Désormais le projet de vie de Jérôme est de travailler à mi-temps. Six mois en hiver pour refaire la caisse de bord avec 6 mois de navigation l'été. Et pour rendre profitable cette navigation, il cherche à se rapprocher d'associations qui viennent en aide aux défavorisés. Jérôme aimerait leur proposer son voilier pour leur servir de transport. Avis aux associations qui ont des besoins, Jérôme cherche des contacts dans ce domaine.
bonjour je realise un mangareva 38 au 10 eme avec une coque polyester achetèe sur le bon coin mais j'aurai besoin de photos du pont et de details sur le mat hauteur profil , barres de fleche etc auriez vous cela merci cordialement patrick