Gréement dormant : repères techniques pour identifier chaque câble qui tiennent du mât
Sur un voilier, le gréement dormant assure la tenue et le réglage du mât. Chaque câble a iun nom et une fonction précise. Comprendre leur rôle est indispensable pour naviguer en sécurité et optimiser les performances.
Sur un voilier moderne, le gréement dormant regroupe l'ensemble des câbles fixes assurant la stabilité et l'orientation du mât. Contrairement au gréement courant, qui sert aux manœuvres de voiles, ces éléments restent en tension permanente. Leur réglage influence directement la tenue du mât, la forme des voiles et la sécurité en mer. Voici le lexique des six composants principaux, numérotés selon un schéma de repérage.
1. Étai : maintien longitudinal vers l'avant
L'étai relie la tête du mât à l'étrave. Il contre la poussée vers l'arrière exercée par le pataras et sert de point d'amure au génois ou au foc. Selon le type de gréement (en tête ou fractionné), il peut arriver au sommet ou plus bas sur le mât. Sa tension influence la quête du mât et la creux de la voile d'avant.
2. Pataras : tension arrière
Partant du sommet du mât vers la poupe, le pataras équilibre la tension de l'étai. Sur certains voiliers, il est doublé, fractionné ou équipé d'un palan ou d'un vérin hydraulique pour son réglage. A noter que le cintre permanent du mât, tout comme sa quête initiale ne dépendent pas du pataras sur les gréement à barres de flèche poussantes (comme sur notre schéma). Ce sont uniquement les réglages des haubans qui influent sur ces paramètres.
Fixé plus bas que l'étai principal, il relie le milieu du mât à une cadène sur le pont avant. Sa fonction est de limiter le recul du mât dans les vagues, surtout sur les gréements fractionnés.
Ces haubans longs qui vont du pont à la tête de mât, parfois désignés par V1, V2 et V3 selon les étages de barres de flèche, soutiennent le mât dans l'axe transversal. Ils partent de la tête de mât ou de points intermédiaires et se fixent aux cadènes sur les flancs du bateau. Leur tension assure la verticalité du mât et limite le flambage latéral.
Ancrés à hauteur du premier étage de barres de flèche, ils empêchent la partie inférieure du mât de se cintrer latéralement. Leur réglage influe sur la raideur de la section basse du mât et sur la répartition des efforts entre les galhaubans et les autres haubans.
L'inter relie un point intermédiaire du mât à une cadène, complétant le dispositif des haubans et bas-haubans. Sa mission est de stabiliser une section précise du mât, entre deux étages de barres de flèche, et de maintenir la géométrie globale du gréement.
3. Bas-étai : soutien de la partie inférieure du mât
Fixé plus bas que l'étai principal, il relie le milieu du mât à une cadène sur le pont avant. Sa fonction est de limiter le recul du mât dans les vagues, surtout sur les gréements fractionnés.
4. Galhaubans : maintien latéral du mât
Ces haubans longs qui vont du pont à la tête de mât, parfois désignés par V1, V2 et V3 selon les étages de barres de flèche, soutiennent le mât dans l'axe transversal. Ils partent de la tête de mât ou de points intermédiaires et se fixent aux cadènes sur les flancs du bateau. Leur tension assure la verticalité du mât et limite le flambage latéral.
5. Bas-haubans : stabilité latérale basse
Ancrés à hauteur du premier étage de barres de flèche, ils empêchent la partie inférieure du mât de se cintrer latéralement. Leur réglage influe sur la raideur de la section basse du mât et sur la répartition des efforts entre les galhaubans et les autres haubans.
6. Inter : liaison intermédiaire
L'inter relie un point intermédiaire du mât à une cadène, complétant le dispositif des haubans et bas-haubans. Sa mission est de stabiliser une section précise du mât, entre deux étages de barres de flèche, et de maintenir la géométrie globale du gréement.