Où et comment installer le pavillon national à bord de son bateau de plaisance ?
Fixer correctement le pavillon national sur son bateau n'a rien d'anodin. Sa position, sa taille, son état et sa propreté sont autant de signes d'attention portuaire. Voici un guide pratique pour naviguer sans fausse note.
Arborer le pavillon national ne relève pas seulement du folklore maritime ou de l'attachement patriotique. Il s'agit d'une obligation juridique pour tout navire francisé, notamment en navigation internationale, mais aussi à certains moments dans les eaux territoriales françaises.
Conformément aux articles 91 et 92 de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (Montego Bay), le pavillon permet d'identifier la nationalité du navire. En mer, notamment lors d'un contrôle ou à l'entrée d'un port étranger, c'est un signe de souveraineté. Même si ce n'est pas pratiqué, il est recommandé de le hisser en journée, dès 08h00, et de le rentrer à la tombée de la nuit, particulièrement lorsque l'équipage est à bord.+
Où placer le pavillon national à bord ?
La poupe reste la position traditionnelle. Le pavillon national est normalement fixé sur une hampe inclinée montée à l'arrière du bateau. Sur les voiliers, cette hampe est souvent installée sur le balcon arrière, parfois intégrée à un support existant (bossoirs ou portique).
Sur les bateaux dépourvus d'une telle installation, certaines pratiques tolèrent l'installation sur le pataras (étai arrière), bien que cela puisse être assimilé à un signe de deuil dans la tradition navale. D'autres préfèrent le hisser sur la balancine de grand-voile ou sous la corne sur les gréements anciens.
En navigation, il est essentiel que le pavillon soit visible, qu'il flotte librement sans s'emmêler ni toucher des éléments du bord.
La taille du pavillon est proportionnelle à la longueur hors tout du bateau. La règle couramment admise est de choisir une dimension équivalente à 1/100e à 1/10e de la longueur du bateau.
Par exemple, un voilier de 10 m arborera idéalement un pavillon de 100 à 150 centimètres de long pour les occasions officielles (14 juillet, arrivée au port) et un plus petit pour les navigations courantes (50 à 70 cm de long).
Le pavillon doit toujours être propre, en bon état, sans effilochures ni couleurs passées.
Les hampes de pavillon sont disponibles en inox, aluminium ou bois verni. Les plus esthétiques et maritimes sont en bois galbé, avec une "pomme" en tête. Certains les réalisent eux-mêmes en robinier, douglas ou châtaignier — des essences locales résistantes aux UV et aux intempéries.
Le pied de hampe peut être un simple tube inséré dans le balcon, un support dédié vissé ou une potence inclinée à 30 degrés.
Si l'on souhaite éviter les surliures, plusieurs nœuds marins peuvent assurer une fixation propre :
Nœud d'écoute double, largement utilisé dans la marine.
Nœud de Prusik, apprécié pour sa facilité à être défait.
Nœud de chaise, cabestan ou nœud de taquet sur hampe en bois avec taquet.
Une drisse de pavillon avec réa et taquet permet de le hisser et de le ferler proprement, comme sur les unités traditionnelles.
Même s'ils ne sont pas toujours contraignants, certains usages relèvent de la bienséance maritime :
Ne pas hisser le pavillon national sur le pataras sauf en cas d'absence d'alternative.
Ne pas le laisser flotter la nuit, sauf exception.
Adapter sa taille aux circonstances.
Laisser le coin rouge (bas droit) effleurer l'eau au port sans vent, pour les puristes.
En mer, l'abaisser temporairement en cas de deuil à bord.
Sur les bateaux dépourvus d'une telle installation, certaines pratiques tolèrent l'installation sur le pataras (étai arrière), bien que cela puisse être assimilé à un signe de deuil dans la tradition navale. D'autres préfèrent le hisser sur la balancine de grand-voile ou sous la corne sur les gréements anciens.
En navigation, il est essentiel que le pavillon soit visible, qu'il flotte librement sans s'emmêler ni toucher des éléments du bord.
Quelle taille choisir pour le pavillon ?
La taille du pavillon est proportionnelle à la longueur hors tout du bateau. La règle couramment admise est de choisir une dimension équivalente à 1/100e à 1/10e de la longueur du bateau.
Par exemple, un voilier de 10 m arborera idéalement un pavillon de 100 à 150 centimètres de long pour les occasions officielles (14 juillet, arrivée au port) et un plus petit pour les navigations courantes (50 à 70 cm de long).
Le pavillon doit toujours être propre, en bon état, sans effilochures ni couleurs passées.
Quelle hampe choisir et comment la fixer ?
Les hampes de pavillon sont disponibles en inox, aluminium ou bois verni. Les plus esthétiques et maritimes sont en bois galbé, avec une "pomme" en tête. Certains les réalisent eux-mêmes en robinier, douglas ou châtaignier — des essences locales résistantes aux UV et aux intempéries.
Le pied de hampe peut être un simple tube inséré dans le balcon, un support dédié vissé ou une potence inclinée à 30 degrés.
Quels nœuds pour fixer le pavillon ?
Si l'on souhaite éviter les surliures, plusieurs nœuds marins peuvent assurer une fixation propre :
Nœud d'écoute double, largement utilisé dans la marine.
Nœud de Prusik, apprécié pour sa facilité à être défait.
Nœud de chaise, cabestan ou nœud de taquet sur hampe en bois avec taquet.
Une drisse de pavillon avec réa et taquet permet de le hisser et de le ferler proprement, comme sur les unités traditionnelles.
Etiquette navale : les usages à respecter
Même s'ils ne sont pas toujours contraignants, certains usages relèvent de la bienséance maritime :
Ne pas hisser le pavillon national sur le pataras sauf en cas d'absence d'alternative.
Ne pas le laisser flotter la nuit, sauf exception.
Adapter sa taille aux circonstances.
Laisser le coin rouge (bas droit) effleurer l'eau au port sans vent, pour les puristes.
En mer, l'abaisser temporairement en cas de deuil à bord.