La pression des alliés fait reculer le Président de la république
Lors d'un Conseil restreint de défense en date du 3 septembre, François Hollande a revu sa position quant à la livraison des Mistral à la Russie. Il a précisé que les conditions n'étaient plus réunies pour une telle livraison. "Les actions menées récemment par la Russie dans l'est de l'Ukraine contreviennent aux fondements de la sécurité en Europe. Le président de la République a constaté que, malgré la perspective d'un cessez-le-feu qui reste à confirmer et à être mis en œuvre, les conditions pour que la France autorise la livraison du premier BPC (bâtiment de projection et de commandement, ndlr) ne sont pas à ce jour réunies" a pu-t-on lire sur le communiqué de presse officiel de l'Elysée.
Avec une situation en Ukraine particulièrement critique et à l'approche du sommet de l'OTAN (qui débute lieu ce jeudi 4 septembre), le Président de la république a pris position aux côtés de ses partenaires, qui soutiennent l'Ukraine. Alors que François Hollande s'était gardé le droit de réserver sa décision finale en octobre, à la livraison du premier Mistral, en tenant compte du changement d'attitude attendue du président russe, il a cédé sous la pression des autres gouvernements, notamment des américains et des anglo-saxons qui voient d'un très mauvais œil la transaction franco-russe.

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