Que risque une hélice de moteur de bateau dans l’eau ?

© FX Ricardou

Que ce soit en navigation ou à quai, l’hélice est soumise à des agressions. À l’arrêt ou en rotation, l’hélice est en permanence agressée. Certains de ces assaillants sont bien visibles tels que les OFNI (objets flottants non identifiés) , mais d’autres sont plus sournois comme la cavitation et l’électrolyse.

Risque de chocs

Risque sur une hélice

En navigation, le danger évident tient du choc sur un objet flottant entre deux eaux. Les dégâts pourront être différents en fonction de la matière des pales. En plastique, aluminium ou acier, elles peuvent se déformer ou se rompre. Pour les hélices équipées d’un moyeu en caoutchouc, comme souvent sur les moteurs hors-bord ou à embase, le risque est de ”dénoyauter”, c’est-à-dire que l’hélice n’est plus solidaire de son arbre et patine sur le moyeu en caoutchouc.

Risque sur une hélice

En cas de choc, des désordres peuvent se combiner et éventuellement si la matière de l’hélice est ”dure”, les pièces mécaniques de la transmission peuvent de subir des dégâts importants.

Cavitation, un ennemi invisible

Risque sur une hélice

L’autre ennemi des hélices est la cavitation. Ce phénomène qui se matérialise par des mini-impacts sur les pales correspond à la naissance de bulles dans un liquide suite à une dépression. Sur une hélice, ces bulles sont créées généralement en bout des pales lorsque l'hélice tourne. Les bulles sont produites par le gaz contenu dans les molécules d'eau qui est contraint de se séparer et qui explose à cet instant. Ces explosions (juste des micros explosions !) finissent par dégrader le métal de l'hélice, par le ronger progressivement. Avec le temps, cette cavitation devient visible sur le bout des pales (plus visible sur les hélices en aluminium, moins résistantes que les hélices en inox).

Électrolyse, quand on est au port

Risque sur une hélice

Difficile à appréhender, l’électrolyse ou corrosion galvanique s'attaque aux métaux. Ce phénomène électrochimique qui aboutit à une oxydation rapide des pièces en métal, donc à leur destruction, est naturel. Différents métaux plongés dans l’eau et à proximité génèrent un courant électrique, c’est le principe de la pile. Pour éviter que ce choc électrique ne détruise les métaux en particulier le bronze et l’aluminium, il est nécessaire de bien protéger son hélice par des anodes. Une anode est une pièce d’usure à remplacer régulièrement. C’est elle qui doit être ”mangée” en lieu et place de votre hélice. Pour diminuer cette électrolyse, il faut effectuer un contrôle de l’installation électrique en cas de détérioration rapide des anodes.

Toujours ausculter avec soin son hélice

Prendre soin de son hélice est un acte essentiel pour naviguer en toute sérénité. Au moindre doute, souvent matérialisé par une vibration inhabituelle, un contrôle visuel s’avère indispensable.

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