Savoir-faire / Conseils pour mieux naviguer au près, toute l'importance de la concentration

Dehler 30od © Speedsailing.de

Naviguer au près est une des grandes satisfactions originelles de la voile. Allure d'équilibre par excellence, le près serré requiert de la concentration et réclame des réglages. Et quel que soit son niveau de compétence, débutant ou régatier confirmé, on n'aura jamais fini de jouer avec cette allure instable et précaire.

Pour mieux naviguer au près, la condition sine qua non c'est de pratiquer le plus possible. Et cent fois sur le métier, vous remettrez votre oeuvre… C'est une allure d'observation et de sensations. En naviguant, on aiguise ses sens, mais les progrès seront plus rapides en cherchant dans la bonne direction. Donc voici les clés de la réussite : entrainement, concentration et réglages.

Une concentration de chaque instant

Le barreur doit s'attacher à focaliser son attention, toute son attention, sur une boucle de 3 informations : la gîte, la vitesse, l'angle au vent. Facile à dire, mais incroyablement dur à réaliser sans interruption

  • L'angle au vent : c'est la base !

Naviguer au près, c'est d'abord naviguer près du vent alors on règle le génois au mieux et le barreur doit être obnubilé par les penons du génois. La zone limite de faseyement, c'est l'angle de vent apparent auquel le bateau pourra remonter. Pour remonter au vent, il s'agit d'abord de ne pas trop s'en éloigner.

  • La gîte : c'est néfaste !

Gîter, c'est déraper alors on doit conserver une gîte moyenne raisonnable. On dit souvent qu'il faut "naviguer à plat" pour que les plans anti-dérive soient le plus efficace possible. Un bateau qui gîte trop va augmenter sa dérive. La gîte, on la sent sous les fesses alors le barreur doit prendre la meilleure position pour y être sensible.

  • La vitesse : c'est nécessaire !

Le barreur doit être concentré sur la vitesse, c'est la clé de la remontée au près car la dérive diminue avec la vitesse. La vitesse peut souvent se lire sur un écran grâce aux speedomètres et GPS. Mais l'ouïe et la vue sont aussi de très bons capteurs sensoriels capables de mesurer la vitesse au son et à la vue du sillage.

TP52 ©Quantum racing
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